Compte rendu - Atelier CNV - Communication Non Violente - Sam 17 oct 2026
Dernière mise à jour : il y a 4 jours

S’accuser soi-même ou accuser l’autre : comment en sortir ?
Quand une situation nous blesse, nous cherchons souvent un responsable. Parfois, l’accusation se tourne vers l’autre ; parfois, elle revient contre nous. Le dernier atelier de Communication Non Violente (CNV) invitait à explorer ce mouvement et à retrouver une marge de choix dans nos réactions.
Une intention a traversé les échanges : accueillir l’accusation avec curiosité. Se reprocher de juger ajouterait simplement une nouvelle couche de culpabilité. Nous pouvons plutôt nous demander ce que ce jugement révèle de notre douleur, de nos besoins et de nos limites.
Ralentir pour entendre ce qui se passe en soi
L’atelier a commencé par une expérience d’écoute, avec des cartes de sentiments et de besoins. Un temps pour parler, un temps pour écouter en silence, puis une proposition de reformulation : mettre des mots sur une émotion et sur ce qui compte derrière elle.
Cette exploration rappelait combien l’écoute peut nous aider à préciser un ressenti encore confus. La CNV prend alors tout son sens comme posture intérieure : observer, ressentir, reconnaître ses besoins, puis choisir comment agir. Les mots viennent soutenir ce cheminement.
Prendre soin de la blessure
Une mise en situation autour de l’image d’une flèche a permis d’interroger nos réactions face à ce qui nous atteint. Selon l’explication donnée au geste, notre regard peut changer : colère, compréhension, culpabilité… Pourtant, la blessure demeure et mérite de l’attention.
Chercher pourquoi l’autre a agi peut apporter de la compréhension. Examiner ce qui nous a rendus sensibles peut aussi éclairer notre vécu. Mais ces démarches peuvent nous éloigner de ce constat tout simple : quelque chose nous a fait mal.
L’invitation était donc de revenir à l’impact concret de la situation : ce que nous ressentons, ce qui se passe dans notre corps et ce dont nous aurions besoin pour prendre soin de nous.
PAIRES DE CARTES
Les paires de cartes utilisées pour le jeu en groupe étaient les suivantes :
COMPRÉHENSION + RESPONSABILITÉ
Je peux lâcher la condamnation ET reconnaître l’impact et les responsabilités.
COMPASSION + LIMITES
Je peux avoir de la compassion ET reconnaître mes limites.
ACCEPTATION + DÉSACCORD
Je peux accepter ce qui est ET laisser émerger ce qui est juste pour moi maintenant.
IMPACT + NON-CONDAMNATION
Je peux reconnaître ce qui s’est passé ET accueillir ce que cela m’a fait
Comprendre, accepter et poser des limites
Les échanges ont fait émerger des distinctions essentielles. Comprendre un comportement ne signifie pas le cautionner. Reconnaître qu’un événement a eu lieu ne signifie pas être d’accord avec lui. Éprouver de l’empathie reste compatible avec un refus clair.
Nous pouvons chercher à comprendre ce que vit l’autre tout en affirmant les conditions nécessaires à une relation respectueuse. Reconnaître nos limites, même lorsque nous ne parvenons pas encore à les exprimer, constitue déjà une étape.
La question des responsabilités a également été explorée. Une interaction s’inscrit dans un contexte, avec des contraintes et parfois des dimensions collectives ou systémiques. Élargir le regard permet de mieux discerner ce qui dépend de soi, de l’autre et de ce contexte, sans tout prendre sur ses épaules.
De l’accusation à la possibilité d’agir
Un temps d’exploration à deux a ensuite permis de revenir sur une situation vécue, d’en écouter l’impact et d’observer ce qui apparaît lorsque l’accusation est mise en suspens quelques instants.
QUESTIONS D'ACCOMPAGNEMENT
Ta posture : écoute, présence, silence. Pas de conseiL Pas besoin de tout questionner.
1 • FAITS / FAUTE Quelle est ton accusation ? Quels sont les faits ? Et qu'est-ce que tu te racontes en termes de faute ?
2 • IMPACT / LIMITES Quel impact cela a-t-il eu sur toi ? Qu'est-ce que ton accusation cherche à protéger ou défendre en toi ?
3 EN DESSOUS Si tu n'avais plus besoin d'accuser quelques instants, qu'est-ce que tu rencontrerais en toi ? Ralentir. Respirer.
Laisser du silence.
4 • COMPASSION / RESPONSABILITÉS De quoi cette part de toi aurait-elle besoin maintenant ? Sans excuser ni minimiser,qu'est-ce que tu peux comprendre ? Qu'est-ce qui relève de ta responsabilité, de celle de l'autre... ou de personne ?
Plusieurs pistes concrètes se sont dégagées :
respirer et ralentir avant de répondre ;
reconnaître la douleur sans se reprocher de la ressentir ;
identifier les besoins et les limites concernés ;
choisir un petit pas possible : demander du soutien, exprimer une limite ou préparer une autre manière de réagir.
Sortir de l’accusation commence peut-être ainsi : accueillir ce qui nous touche avec suffisamment d’attention pour pouvoir décider de la suite. Une manière de prendre soin de soi et de retrouver du pouvoir d’action dans la relation.
Date du dernier atelier : 17 octobre 2027 de 16h à 19h Fréquence : 1 fois par mois
Nombre de participants : 8
Lieu : BIWA - Ancienne école des Roses · Fort de France
Tarif libre et conscient : je donne à l'élan du cœur, pour équilibrer le donner recevoir.
Lien d'inscription au prochain atelier : A venir. (Bizouk)
Rejoindre le groupe Whatsapp du "CNV et Ecoute"de ATZ : Cliquer ici
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